Le programme en détail

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Sonate n° 2 en sol mineur, op. 5

I – Adagio sostenuto ed espressivo     II – Allegro molto, più tosto presto     III – Rondo (Allegro)

Les années 1792 à 1796 sont incontestablement les plus belles années de Beethoven. Il vit à Vienne sous la protection du comte Ferdinand von Waldstein, qui l’introduit dans tous les salons de la haute société. Il est admiré de tous, fréquente les grands musiciens de son temps, dont Joseph Haydn, et est invité par les familles royales des pays voisins. En juin 1796, Beethoven se produit à Berlin devant le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II. Il compose alors deux pièces (les deux sonates op. 5) destinées à être jouées par le roi lui-même et son premier violoncelliste. Malheureusement pour le compositeur, cette période de bonheur cessera peu de temps après son retour à Vienne, lorsque les premiers signes de surdité apparaîtront alors qu’il n’est âgé que de 26 ans.

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Ludwig van Beethoven

Sonate n° 3 en la majeur, op. 69

I – Allegro ma non tanto     II – Scherzo : Allegro molto     III – Adagio cantabile     IV – Allegro vivace

Beethoven a écrit cette sonate entre 1807 et 1808, période que l’on considère comme sa pleine maturité musicale et qui vit également la naissance des Quatrième, Cinquième et Sixième symphonies. La partition est dédiée au baron Ignaz von Gleichenstein, originaire de Fribourg-en-Brisgau. Sa création eut lieu à Leipzig en 1809 avec Joseph Linke et Carl Czerny, respectivement au violoncelle et au piano. Contrairement à ses deux premières sonates pour violoncelle et piano, Beethoven propose dans celle-ci des motifs mélodiques très enjoués et apaisés, malgré les tourments que lui procure sa surdité.

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Alberto Ginastera (1916-1983)

Pampeana n° 2, op. 21

Alberto Ginastera est né en 1916 en Argentine, à Buenos-Aires, d’un père catalan et d’une mère italienne. Il étudie d’abord au Conservatorio Alberto-Williams, où il obtient en 1935 une médaille d’or de composition, puis au Conservatorio nacional, d’où il sort diplômé en 1938. Il devient lui-même enseignant dans ce dernier établissement à partir de 1941. Lors d’un séjour aux Etats-Unis entre 1945 et 1947, il reçoit l’enseignement d’Aaron Copland. De retour dans son pays, il fonde la Liga de Compositores aux côtés de Juan José Castro. En 1967, son opéra Bomarzo sera interdit par le dictateur argentin Juan Carlos Onganía et l’archevêque de Buenos-Aires. Il sera dès lors classé comme opposant et décidera en 1970 de s’établir en Suisse, où il finira sa vie.

Ginastera a distingué lui-même dans sa carrière trois grandes périodes de composition : le « nationalisme objectif » de ses débuts (1934–1948), le « nationalisme subjectif » inauguré en 1947 par la Pampeana n° 1, et le « néo-expressionnisme » (1958–1983). Sa deuxième Pampeana date de 1950. Comme dans beaucoup d’œuvres de cette époque, Ginastera intègre dans cette pièce des motifs du folklore argentin.

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Astor Piazzolla (1921-1992)

Grand Tango

De 1954 à 1957, Astor Piazzolla étudie à Paris auprès de Nadia Boulanger. Cette dernière révèle en lui sa personnalité musicale. Piazzolla, comme Bartók avant lui, décide de mêler tradition et modernisme. Il crée ainsi le « tango nuevo », mélange de rythmes de tango, d’improvisations jazz et d’éléments harmoniques de la musique moderne. Bien que les tenants du tango traditionnel accueillirent d’abord assez froidement ce nouveau cocktail, Piazzolla est aujourd’hui largement reconnu par l’ensemble de la communauté musicale.

Le Grand Tango, écrit en 1982, exprime parfaitement la philosophie du « tango nuevo ». Piazzolla a composé cette pièce pour le violoncelliste Mstislav Rostropovitch. Ce dernier ne jouera la pièce pour la première fois qu’en 1990. La partition paraîtra à Paris en 1995, d’où le titre en français : Grand Tango.

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